Le conseil de discipline, un moment clef de la procédure précédant la sanction
Publié le :
23/02/2026
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L’agent qui a commis une faute professionnelle ou une infraction peut faire l’objet d’une procédure disciplinaire engagée par son employeur, dans un délai de 3 ans à compter de la connaissance effective des faits qui lui sont reprochés.
La procédure est très strictement encadrée, afin de préserver les droits de l’agent poursuivi.
Notamment, le code de justice administrative prévoit des garanties importantes.
Tout d’abord, l’agent a droit à la communication de l’intégralité de son dossier individuel et de tous les documents qui constituent son dossier.
Ensuite, et surtout, les sanctions disciplinaires autres que celles du premier groupe (avertissement, blâme, exclusion temporaire de fonctions de 1 à 3 jours) ne peuvent être prononcées qu’après la consultation du conseil de discipline.
Enfin, l’agent peut être assisté devant le conseil de discipline.
La composition du conseil de discipline varie selon que l’agent fait partie de la fonction publique d’Etat, territoriale ou hospitalière.
En fonction publique territoriale, le conseil de discipline est composé à part égale de représentants des collectivités territoriales et de représentants des agents. Ces représentants ne font pas partie de la collectivité de l’agent. Le conseil est présidé par un juge administratif.
En fonction publique d’Etat et hospitalière, le conseil de discipline est également composé à part égale de représentants du personnel et de l’administration. Il s’agit toutefois de représentants de l’administration en question. La présidence n’est pas assurée par un juge mais par un membre de l’administration.
Le conseil de discipline reçoit, de la part de l’employeur, un rapport de saisine qui explicite les accusations portées à l’encontre de l’agent.
Ce rapport est communiqué à l’agent et constitue la base de sa défense puisque le conseil de discipline débute par une lecture de ce rapport.
Après la lecture de ce rapport, le mémoire produit par le fonctionnaire, s’il existe, est également lu, avant que chacune des parties ne soit invitée à présenter ses observations.
A la suite de cela, les membres du conseil de discipline peuvent poser des questions.
Après ces échanges, d’ultimes observations peuvent être formulées avant que les parties ne soient invitées à quitter la salle, le temps pour le conseil de discipline de délibérer.
Après les délibérations, un avis est donné aux parties par le conseil de discipline.
Attention, l’avis rendu ne lie pas l’administration qui n’est pas contrainte de le suivre. Toutefois, cet avis est important : non seulement car l’administration a tendance à le suivre, mais surtout car s’il n’est pas suivi, l’administration devra s’en expliquer dans le cadre de la procédure contentieuse éventuellement engagée par la suite par l’agent.
Les débats sont parfois techniques : la faute relève-t-elle réellement du champ disciplinaire ? Les faits se sont ils tous bien déroulés dans le délai de 3 ans ? Les faits sont-ils matériellement établis ? La sanction proposée est-elle proportionnée ?
Toutes ces questions sont importantes et une démonstration juridique précise est indispensable à la bonne défense de l’agent.
[Le Cabinet vous accompagne en matière disciplinaire, de la saisine du conseil à l’éventuelle contestation de la sanction, n’hésitez pas à nous contacter !]
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